Atlas Sound revient avec «Octoberland» après près de quinze ans
Bradford Cox publie pour la première fois depuis près de quinze ans un nouveau morceau sous le nom Atlas Sound. «Octoberland», sorti le 30 octobre chez 4AD, rel

Bradford Cox publie pour la première fois depuis près de quinze ans un nouveau morceau sous le nom Atlas Sound. «Octoberland», sorti le 30 octobre chez 4AD, relance le projet solo du chanteur de Deerhunter avec un clip qu’il a lui-même réalisé et plusieurs festivals annoncés pour 2027, dont Primavera Sound à Barcelone.
Un laboratoire différent de Deerhunter
Cox a développé Atlas Sound à partir de maquettes enregistrées chez lui, d’échantillons et de couches sonores. De 2008 à 2011, il a publié «Let the Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel», «Logos» et «Parallax», des disques plus solitaires que les compositions de groupe de Deerhunter. Quinze ans de silence discographique donnent à ce retour une portée particulière.
Une chanson nouvelle, mais pas d’album confirmé
En septembre, au festival Making Time de Philadelphie, Cox a interprété huit titres inédits avec une instrumentation réduite : cloches, basse et sampler SP-404. «Octoberland» est le premier à paraître en studio. L’univers sombre des paroles se prolonge dans une vidéo minimaliste réalisée par le musicien. Aucun nouvel album n’a cependant été annoncé : ces concerts ne permettent pas de déduire une date de sortie.
Rendez-vous à Barcelone en juin 2027
La tournée de festivals comprend Big Ears et Kilby Block Party aux États-Unis, puis Primavera Sound à Barcelone, du 3 au 5 juin 2027. Le single invite à redécouvrir un versant particulier du travail de Bradford Cox, sans confondre le retour d’une chanson et la promesse d’un album encore inexistant.
Pourquoi ce retour compte
Atlas Sound s’est développé à une époque où les blogs musicaux et les enregistrements partagés indépendamment pouvaient transformer des expériences domestiques en disques suivis dans le monde entier. Ce retour, à l’heure des plateformes, donne une résonance particulière à cette démarche. «Octoberland» n’est pas nécessairement une tentative de reproduire le passé : le morceau invite aussi à découvrir comment Cox utilise aujourd’hui la répétition, le bruit et la fragilité de sa voix. Les festivals confirment une activité scénique, sans annoncer pour autant une campagne d’album classique.