María de la Flor suit la lumière de «Girasol», entre folk et jazz latin

María de la Flor dévoile Girasol, deuxième extrait de son prochain album produit par Roy Borland près de Madrid.

Par Mewsick News
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Portada del single Girasol de María de la Flor

Après les questions, María de la Flor choisit une image de lumière. Avec «Girasol», publié le 28 octobre 2026, la compositrice madrilène dévoile le deuxième extrait de son futur album. La chanson fait suite à «Desbocada y contenida» et explore un territoire entre folk indépendant, chanson d’auteur et jazz latin.

Le tournesol qui donne son titre au morceau n’est pas une décoration : il devient l’image d’un mouvement intérieur, celui de chercher une direction après une période d’incertitude. Là où le premier extrait multipliait les interrogations, «Girasol» semble ouvrir une possibilité de retrouver son propre chemin.

Une production intime, un ensemble instrumental riche

Le disque a été enregistré et produit par Roy Borland dans son home studio situé dans les montagnes proches de Madrid. Cette proximité n’impose pas une instrumentation minimale. Les crédits de «Girasol» révèlent une formation particulièrement intéressante : María Martín chante et joue violon et guitare espagnole ; Borland contribue au piano et aux chœurs ; Carlos Clerencia joue du violoncelle ; Marc Piñol de la batterie et des percussions ; Joaquín Sánchez de la clarinette ; et Carlos Otero de la contrebasse et des chœurs. Le mastering est signé Fernando Delgado.

Ce mélange permet à la chanson de conserver une écriture proche du folk tout en ouvrant son espace harmonique et rythmique. La clarinette, la contrebasse et le piano ne sont pas simplement des ornements : ils suggèrent d’autres façons d’accompagner un récit personnel.

Entre folk et arrangements de jazz latin

La présence de plusieurs instruments ne sert pas uniquement à enrichir la liste des crédits. Elle éclaire la direction choisie par María de la Flor. La guitare espagnole et le violon prolongent une tradition acoustique, tandis que la clarinette, la contrebasse et le piano ouvrent d’autres possibilités mélodiques et rythmiques. Cette combinaison permet de développer la chanson sans perdre son caractère personnel.

L’intimité de l’enregistrement ne signifie donc pas minimalisme. Les musiciens participent à la manière dont l’émotion se construit et se déplace. C’est l’un des intérêts les plus prometteurs du nouveau répertoire : un récit individuel qui prend de l’ampleur grâce à l’échange entre différentes sensibilités instrumentales.

La continuité entre deux chansons

Les deux premiers singles esquissent déjà un parcours émotionnel. «Desbocada y contenida» cherchait des réponses ; «Girasol» suggère que retrouver la lumière peut être un acte de création. Cette continuité donne envie de découvrir comment l’album développera son univers.

Aucune date définitive de publication du disque n’a été précisée dans l’annonce. Le nouveau single offre néanmoins une belle entrée dans une écriture qui fait dialoguer les traditions instrumentales sans renoncer à la simplicité des émotions.

Écouter «Girasol» sur Bandcamp.